L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief 1) de Mbour a organisé une audience foraine pour permettre aux élèves qui n’ont pas été déclarés à la naissance d’avoir des pièces d’état civil. Dans cette lutte contre ce phénomène d’une inquiétante ampleur, l’association A bras grands ouverts (Abgo) a apporté son soutien.
Conformément aux directives du Conseil interministériel sur l’état civil, un comité de mise en œuvre de ces directives a été mis sur pied à l’Ief de Mbour. Son travail a porté ses fruits même si le mal est toujours là.
«L’année dernière, nous avions eu 12 000 enfants sans état civil. Nous avons réussi à réduire ce chiffre à 7000. C’est pourquoi avec 1000 autres enfants, nous en sommes à 6000 qui n’ont pas d’état civil», déclare Amadou Diouf, le planificateur de l’Ief1 de Mbour. La non déclaration d’enfants à leur naissance constitue un véritable fléau national. «Dans mon école, sur les 600 élèves qu’elle compte, plus du tiers n’a pas d’état civil. C’est vraiment énorme. L’éducation est un droit pour l’enfant. Il ne faut pas qu’il soit sacrifié», déplore Mamadou Wone, le Directeur de l’école élémentaire de Ndayane.
L’association Abgo a fait de la lutte contre la non déclaration à la naissance son combat.
«Pour cette audience foraine, nous avons apporté notre soutien financier aux parents, soit 1300 FCFA par enfant sur un nombre de 1330 enfants. Le nombre d’enfants non déclarés est énorme. Néanmoins au Sénégal, nous avons réussi à aider 12000 enfants à avoir des pièces d’état civil. L’association mène aussi une campagne de sensibilisation avec des émissions radiophoniques, des fresques murales», souligne Daniel Fradin, le Président de l’association.
Certains parents qui se sont rendus à l’audience foraine ne manquent pas eux non plus de mettre le doigt sur la plaie. Oumar Ba qui accompagne ses petits-enfants qui n’ont pas été déclarés à l’état civil s’en prend à leur père, un mareyeur.
«Je suis venu avec ma petite-fille et mon petit-fils qui n’ont pas d’état civil. C’est la faute de leur père, mon fils, qui est dans l’informel et ne se trouve pas du temps à s’occuper de ses enfants. Cela me fait mal parce que moi j’ai déclaré tous mes enfants», fulmine ce fonctionnaire à la retraite.
Jeune femme divorcée, M. Sy impute le problème à leur père. «Leur papa ne les a pas déclarés à la naissance. C’est pourquoi je les ai amenés ici pour qu’ils aient des pièces. Je les ai récupérés parce qu’ils vivaient le calvaire. Ils étaient torturés par leur tante. Je me demande pourquoi on peut être si méchant envers ses propres enfants», se désole-t-elle.
Bes Bi
Conformément aux directives du Conseil interministériel sur l’état civil, un comité de mise en œuvre de ces directives a été mis sur pied à l’Ief de Mbour. Son travail a porté ses fruits même si le mal est toujours là.
«L’année dernière, nous avions eu 12 000 enfants sans état civil. Nous avons réussi à réduire ce chiffre à 7000. C’est pourquoi avec 1000 autres enfants, nous en sommes à 6000 qui n’ont pas d’état civil», déclare Amadou Diouf, le planificateur de l’Ief1 de Mbour. La non déclaration d’enfants à leur naissance constitue un véritable fléau national. «Dans mon école, sur les 600 élèves qu’elle compte, plus du tiers n’a pas d’état civil. C’est vraiment énorme. L’éducation est un droit pour l’enfant. Il ne faut pas qu’il soit sacrifié», déplore Mamadou Wone, le Directeur de l’école élémentaire de Ndayane.
L’association Abgo a fait de la lutte contre la non déclaration à la naissance son combat.
«Pour cette audience foraine, nous avons apporté notre soutien financier aux parents, soit 1300 FCFA par enfant sur un nombre de 1330 enfants. Le nombre d’enfants non déclarés est énorme. Néanmoins au Sénégal, nous avons réussi à aider 12000 enfants à avoir des pièces d’état civil. L’association mène aussi une campagne de sensibilisation avec des émissions radiophoniques, des fresques murales», souligne Daniel Fradin, le Président de l’association.
Certains parents qui se sont rendus à l’audience foraine ne manquent pas eux non plus de mettre le doigt sur la plaie. Oumar Ba qui accompagne ses petits-enfants qui n’ont pas été déclarés à l’état civil s’en prend à leur père, un mareyeur.
«Je suis venu avec ma petite-fille et mon petit-fils qui n’ont pas d’état civil. C’est la faute de leur père, mon fils, qui est dans l’informel et ne se trouve pas du temps à s’occuper de ses enfants. Cela me fait mal parce que moi j’ai déclaré tous mes enfants», fulmine ce fonctionnaire à la retraite.
Jeune femme divorcée, M. Sy impute le problème à leur père. «Leur papa ne les a pas déclarés à la naissance. C’est pourquoi je les ai amenés ici pour qu’ils aient des pièces. Je les ai récupérés parce qu’ils vivaient le calvaire. Ils étaient torturés par leur tante. Je me demande pourquoi on peut être si méchant envers ses propres enfants», se désole-t-elle.
Bes Bi